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Le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain, Jean Claude Mbwentchou, invité de l’émission ‘’Les Matinées de l’Information’’ diffusée sur les antennes de la CRTV RADIO le vendredi 1er juillet 2016, après le journal de 7 heures.

« Le Premier Ministre Chef du Gouvernement a pris un acte créant un comité de pilotage des problèmes de transport urbain de masse au Cameroun dont le MINHDU est président et le Ministre des Transports Vice-président et qui regorge toutes les administrations concernées par ce problème ».

 

Luc Bienvenu ONANA : Mardi et mercredi dernier vous avez présidé un séminaire sur les transports urbains pour un développement plus harmonieux des villes. Du déjà entendu pourrait-on dire monsieur le Ministre !

Ministre Jean Claude MbwentchouMinistre Mbwentchou: Pas du tout. C’est à la faveur de l’initiative Mobilise your city que le gouvernement camerounais a saisi l’Agence Française de Développement (AFD). Notre requête a été retenue et nous organisons donc ce séminaire en liaison avec la CODATU (Conférence pour le Développement et l’Amélioration des Transport Urbains et Périurbains), qui est une association française aidant effectivement les gouvernements à regarder le problème de mobilité urbaine dans la planification urbaine. C’est une innovation parce que beaucoup d’urbanistes et d’architectes pensent que la planification urbaine c’est uniquement les logements, c’est uniquement l’assainissement. On veut démontrer ici qu’il faille tenir compte des problèmes de mobilité, des problèmes de transport. Et ici également, ce qui est important c’est de savoir que le transport est un facteur important dans le développement des villes.

Que peut-on retenir du séminaire qui vient de s’achever ?

Relevons tout d’abord que ce séminaire était riche en contributions, dont celles des participants venant essentiellement du Cameroun, des 14 communautés urbaines, ainsi que des administrations concernées par les problèmes de transport. Nous avons également bénéficié de l’expertise pointue non seulement des consultants de la CODATU, venant de France mais également des experts venants de l’Afrique du Sud, du Nigéria et du Cameroun. Je voudrais aussi souligner que ce séminaire n’est pas la première action du gouvernement dans la résorption du problème d’engorgement des transports dans nos villes. Nous nous souvenons tous que depuis septembre 2014, le Premier Ministre Chef du Gouvernement a pris un acte créant un comité de pilotage des problèmes de transport urbain de masse au Cameroun dont le MINHDU est président et le Ministre des Transports Vice-président et qui regorge toutes les administrations concernées par ce problème. Et il faut surtout noter qu’avec la préparation au Cameroun des Coupes d’Afrique des Nations aussi bien féminine en 2016 que masculine en 2019, nous serons confrontés à ce problème de mobilité. Et nous sommes en train de nous préparer pour le limiter.

C’est bien que vous releviez ce point. Effectivement nous ne sommes plus qu’à 5 mois de la coupe d’Afrique féminine. Pensez-vous qu’en si peu de temps ce problème sera résolu ?

En fait nous disons que cette occasion nous permet d’accélérer le processus. Vous savez que le comité mis sur pied par le Chef de l’Etat travaille ardemment pour que tous les aspects y compris celui-là soient résolus. Nous sommes confiants que cet évènement de novembre 2016 est un test que le Cameroun aura à franchir et nous pensons que les dispositions sont prises pour qu’au niveau du transport urbain, il n’y ait pas de problème.

Si l’on s’en tient aux termes qui ont composé le thème de ce séminaire, pourquoi les avoir rapproché et comment les transports urbains peuvent-ils arriver à favoriser un développement plus harmonieux des villes?

De façon simple, depuis la COP21 tenue en décembre 2015 à Paris, les gouvernants se sont mis d’accord que le transport est un facteur de pollution de l’atmosphère et il a été effectivement retenu qu’en organisant très bien ce transport, nous pouvons réduire l’effet de serre. Et c’est pour ça que ce problème de transport est très important.

Jusque-là on ne perçoit pas très bien le rapport avec l’harmonie des villes.

Le rapport est que si les villes ne sont pas bien planifiées c’est-à-dire bien tracées, si elles n’ont pas des voiries bien aménagées, vous comprenez que la mobilité urbaine sera réduite et les véhicules vont utiliser plus de carburant, et dégager plus d’effets qui vont polluer. En réalité, le but ici est que d’ici 2050 on puisse réduire cette situation. Prenons seulement le cas de Yaoundé, après les salaires, vous remarquez que c’est chacun qui sort avec son véhicule. Imaginez donc tout ce trafic avec les voiries non aménagées. Ça ne peut qu’avoir un effet néfaste. De plus il faudrait qu’on apprenne à utiliser les transports de masse, ce qui va réduire le nombre de véhicules à utiliser et en même temps réduire la pollution. Il faudrait également qu’on multiplie les transports en train ou bien les tramways ce qui va d’ailleurs demander de résoudre le problème d’énergie. Donc l’un des avantages de ce séminaire était de montrer aux décideurs et surtout aux gestionnaires de la ville qu’il faille à chaque fois faire appel au document de planification urbaine qui amène à faire ce qu’on appelle le plan de transport. Et il est temps de relever que nos deux grandes villes, Yaoundé et Douala, sont non seulement dotées de documents de planification urbaine mais disposent d’un plan de transport approuvé.

Lorsqu’on parle de transport urbain, on fait allusion aux routes et aux rails. Peut-on dire que nos grandes villes que sont Yaoundé et Douala possèdent ces infrastructures, si non qu’attend-on pour le faire ?

Vous faîtes bien de le dire et je l’ai soulevé. Le comité qui a été créé par le Premier Ministre vise à résoudre quatre problèmes. Le premier concerne les infrastructures et les équipements dédiés aux transports. Il faut qu’on ait des routes, il faut qu’on planifie l’exécution des voiries dans nos villes. Le deuxième c’est la garantie de l’accessibilité de la qualité de service. Il faut qu’il y ait des professionnels qui soient dans ce transport-là et qui garantissent donc l’accessibilité. La troisième tâche à remplir est la professionnalisation du transport urbain et tout le monde est d’accord qu’il faut qu’il y ait la planification pour pouvoir réaliser. Et enfin il faut informer et éduquer le Camerounais, pour qu’il sache quel sera l’itinéraire du bus, du tramway ou du bateau mouche. Et c’est ce que le Gouvernement est en train de mettre en œuvre, en liaison avec les Délégués du gouvernement, pour que nos grandes villes soient dotées de tous ces outils.

C’est vrai que le Gouvernement est en train de tout mettre en œuvre. Sauf qu’apparemment, la planification et le Cameroun ne semblent pas faire bon ménage. Parce qu’on constate qu’ailleurs la planification est concrète, ce qui n’est pas le cas pour le Cameroun.

Je ne serai pas aussi affirmatif. Je pense plutôt que chaque pays a son histoire. Mais il est toujours indiqué que la planification précède l’occupation. Et c’est pour ça que dernièrement à Kribi, à la faveur de la signature d’une convention de financement du réseau d’eau potable de la nouvelle ville de Kribi, nous avons salué cette initiative, cette prédisposition qui a consisté à faire précéder la planification. On remarque régulièrement que la population aime bien aller occuper des zones non aedificandi. C’est pourquoi nous avons demandé à la police municipale de jouer son rôle. Parce qu’il n’est pas normal que la population aille s’installer dans une zone avant que l’administration ne s’en aperçoive. Donc il faut mettre dans nos cultures le fait de planifier avant l’occupation.

Pour terminer, permettez-moi Monsieur le Ministre, de me mettre dans la peau d’un citoyen lambda et de vous demander si vous y croyez. Pensez-vous qu’un jour Yaoundé sortira de ces bouchons de tous les jours, qui rendent la circulation infernale?

C’est à ça que nous travaillons. Nous devons tout faire pour que la mobilité urbaine à Yaoundé et dans les autres villes soit une réalité. Les efforts sont faits. Prenons par exemple le cas le plus patent qui est le projet PADY (Projet d’Assainissement de Yaoundé) qui est en train de se mettre en place. L’autoroute Yaoundé-Nsimalen qui va fluidifier le trafic depuis l’Aéroport International jusqu’au Palais de l’Unité. Et il y a le noyau central qui est en train d’être rénové. Nous aurons beaucoup d’ouvrages d’arts qui vont faciliter cette mobilité. Nous devons également signaler le programme avec la coopération française, le C2D qui également est un projet qui va nous permettre de désengorger le centre urbain. A côté de cela, nous avons des projets de contournement Est et Ouest de Yaoundé. Les mêmes prédispositions sont prises à Douala par le Gouvernement et les Délégués du Gouvernement et même dans des villes comme Garoua et Bafoussam, avec les partenaires au développement, la Banque Africaine de Développement et la Banque Islamique, nous montons de sérieux projets. Parce que nous avons compris qu’il ne faut pas toujours passer par les centres pour atteindre les points de destination. Donc en définitive il y a beaucoup de projets mis sur pied par le Gouvernement pour pouvoir résoudre ces problèmes.

 

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