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Emission ‘’POLITUDE’’ du Poste National de la CRTV (suite et fin) : le MINHDU apporte d’autres réponses aux préoccupations d’Emmanuel d’ATANGANA PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Cellule de la Communication   
Mercredi, 29 Août 2018 08:53

Invité de l’une des éditions du mois de juillet 2018 de l’émission ‘’POLITUDE’’, diffusée tous les samedis sur les antennes du POSTE NATIONAL de la CRTV, le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU) a aussi répondu aux questions liées à: la planification urbaine, les préparatifs de la CAN 2019, la construction de l’Autoroute Yaoundé-Nsimalen et l’assainissement de nos villes.

Emmanuel ATANGANA: Monsieur le ministre de la Ville, c’est du moins l’ancienne appellation de votre département ministériel, on attend toujours les documents de planification urbaine. Quand les aura-t-on?

 

Jean Claude MBWENTCHOU: Vous touchez là le nœud; le problème crucial du développement de nos villes. Nous l’avons dit à plusieurs reprises au cours des séminaires de formations et des réunions de coordination avec les Délégués du gouvernement et les maires. On ne peut pas développer une ville sans document de planification urbaine.

E.A: Je rappelle à ce sujet que vous avez été Coordonateur National du Programme de Gouvernance Urbaine du Cameroun de 2005 à 2011. Donc vous parlez avec autorité…

J.C.M.: Vous avez lu mon curriculum vitae avec beaucoup de sérieux et je pense que c’est même à cet égard, qu’ayant eu la très haute confiance du Chef de l’Etat pour me placer à la tête de ce département ministériel, le premier cheval de bataille c’était de doter nos 372 villes de documents de planification urbaine. A ce jour, nous avons une moitié et je dois vous dire que la Loi de 2004 sur l’urbanisme donne la responsabilité de l’élaboration des documents de planification urbaine au maire, qui est le premier gestionnaire de la ville. Mais nous accompagnons les maires et les Délégués du Gouvernement en leur apportant la technicité, et un peu de moyens pour réaliser ces documents de planification urbaine. Sans ces documents, il n’y a pas de développement harmonieux de la ville. Nous l’avons également relevé lors de la Conférence Internationale ICCASU que le Cameroun a abritée l’année dernière et nous avons également eu les retombées de cette conférence puisque la Chine, le Canada et toute l’Afrique ont accepté et décidé de créer un Centre de Formation pour l’urbanisation durable au Cameroun. C’était à mettre à l’actif du rayonnement de la diplomatie camerounaise sous la houlette du chef de l’Etat. Les maires sont sensibilisés et briefés sur la procédure et l’utilisation harmonieuse de ces documents. Je dois également vous dire que nous avons demandé aux maires qu’en attendant d’avoir ces documents de planification urbaine, il faut que la police municipale joue son rôle de veille et de surveillance de l’occupation du périmètre urbain. Parce que quand vous ne surveillez pas votre périmètre urbain, on arrive à ce que nous constatons ces derniers temps. Tous les problèmes d’inondations, de désordre urbain et d’occupation des chaussées. Je pense également qu’il y a cette prise de conscience de la population, celle-ci doit être un peu plus civique. Vous sortez de Douala je ne vous apprends rien, ce n’est pas un bon exemple. Les Délégués du Gouvernement et les maires font des efforts, mais la mentalité du Camerounais fait problème. Regardez les boulevards périphériques, les entrées Nord et Est de Douala que le Gouvernement vient de réaliser à fort taux. Vous y arrivez, ils sont déjà occupés par des vendeurs, des commerçants. Est-ce le problème du Ministre de la ville ou du Délégué du Gouvernement? C’est le problème du Camerounais.

E.A.: Autre sujet, nous sommes pratiquement à 10 mois de l’organisation de la CAN 2019 que notre pays va abriter. Mais on constate, et vous venez de l’avouer, que certaines villes camerounaises ressemblent à des poubelles. Qu’est ce qui est fait pour que les villes camerounaises soient plus accueillantes pendant cette grand’messe du football africain? Pour les ordures, les responsabilités se rejettent, il y a une espèce de ponce-pilatisme entre votre département ministériel, les communautés urbaines, Hysacam et le Ministère des Finances. Qui doit faire quoi, surtout en ce qui concerne votre département ministériel, quel est votre cahier des charges ?

J.C.M.: Permettez-moi de rectifier votre propos introductif, les villes camerounaises ne ressemblent pas aux poubelles, nous ne pourrions jamais le dire. Il y a des problèmes d’insalubrité, il y a des problèmes d’incivisme parce que comme à Douala ou à Yaoundé, les Délégués du Gouvernement déploient des gros efforts. Je tiens des réunions avec ces 14 délégués du gouvernement sur haute instruction du Premier Ministre. Donc je connais leurs problèmes et je vais sur le terrain. Le problème de ramassage des ordures ménagères est sérieux et a eu plusieurs évolutions. On a commencé par des contrats avec certaines sociétés. Il y avait libéralisation, et ensuite on est revenu à la case départ pour le monopole. Mais il se trouve que les villes camerounaises prennent de l’ampleur sur le plan étalage et les zones de dépôt de ces ordures ménagères se retrouvent très proches des centres urbains, mais sont toujours éloignées. Il y a un problème de précollecte et de collecte qu’on n’a pas vu. Le Chef du gouvernement a institué un comité de réflexion pour résoudre ce problème parce qu’il faut d’abord responsabiliser les communes, les ONG, les chefs de quartiers, pour collecter les ordures au niveau des quartiers et les ramener dans des zones de précollecte. Ensuite, il faut créer des zones de réceptacles de ces ordures par commune avant de les transporter dans les grands centres, ceci n’a pas été vu au début. Mais ça n’explique pas qu’il y ait un ralentissement du service de ce ramassage. De deux, cela n’explique pas que les Camerounais laissent les bacs pour verser les ordures dans les caniveaux, dans des zones pas loin de là où il y a des bacs à ordures. Une fois de plus, c’est un problème de civisme, car comment comprendre qu’un Camerounais utilise le Boulevard de Nlongkak, de deux fois trois voies, pour faire un garage. Allez-y la nuit, les gens viennent stationner; ce qui explique également des embouteillages. Donc M. Emmanuel Atangana, les villes camerounaises ont des problèmes, mais ne sont pas des poubelles.

E.A.: Excellence, est-ce que l’une des solutions ne serait pas la transformation de ces ordures et l’appel à la concurrence selon les dernières instructions de la Présidence de la République?

J.C.B.: Très bien. Nous sommes sur cette voie et je vous ai dit que le Premier Ministre a institué un comité présidé par le Secrétaire Général de ses services. Les résolutions sont attendues, mais je ne trahis pas un secret, la concurrence est de mise. Les appels d’offres dans certaines communes ont déjà été lancés, notamment à Yaoundé. Mais le problème, il faut également le dire pour revenir à la question initiale : chaque administration a sa responsabilité. Le Ministère en charge de la ville a la responsabilité politique et stratégique. Nous définissons le cadre. Les communes, les collectivités territoriales décentralisées sont les maîtres d’ouvrage. Ce sont elles qui préparent les dossiers d’appels d’offre et qui les transmettent au Ministère des marchés publics. Mais je dois dire que depuis le 20 juin, date de la signature du nouveau code des marchés, les collectivités territoriales doivent seulement avoir un avis de l’autorité des marchés publics et lancer leurs marchés. Et le financement c’est le nerf de la guerre. Jusqu’à présent, 85% du coût de ces prestations sont consentis par le budget de l’Etat, par le Ministre des finances et 15% par les communes. Et la ligne budgétaire est au Ministère des Finances et non au Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain.

Il ne s’agit pas de ponce-pilatisme, chacun devrait jouer sa partition. Mais dans les propositions qui sont en train d’être faites et je pense que c’est tout à fait logique ces services sont des services de base. Le Gouvernement en principe n’a pas de rôle à jouer là-dessus. Nous devrions toujours suivre certes, c’est de la responsabilité du gouvernement si les villes sont sales. Mais le premier responsable c’est le maire, c’est le délégué du gouvernement. Mais au niveau du financement, le pollueur doit être le payeur. Pourquoi est-ce l’Etat qui doit payer quand X ou Y verse les ordures par terre ? Il doit payer. Nous devons donc trouver des voies et moyens pour que la bière ou le jus que vous buvez ait un petit prélèvement qui doit aller directement au paiement de cette activité. Ça se fait ailleurs et je voudrais vous dire que le phénomène de l’insalubrité liée aux ordures ménagères ne se pose pas qu’au Cameroun. C’est un problème de désordre.

E.A.: Monsieur le Ministre toujours en rapport avec la CAN 2019, les voiries dans les villes camerounaises sont en piteux état, notamment à Bafoussam et il y a un problème de voies d’accès à ces stades et même aux hôpitaux. Qu’est-ce qui est fait à 10 mois de la CAN ?

J.C.B. : Je dois vous avouer que le Gouvernement est très soucieux des problèmes d’embellissement de nos villes. Le Chef de l’Etat est très soucieux de l’état des voiries dans toutes les villes du Cameroun, pas uniquement celles qui vont abriter les matchs de la CAN. Le Gouvernement est soucieux de la propreté, de l’éclairage public dans nos villes, et le Chef de l’Etat a donné des instructions fermes pour que le COCAN (Comité d’Organisation de la CAN) ait comme priorité majeure l’embellissement de nos villes donc des voies d’accès. Nous avons parcouru ces villes et plus précisément les villes de la CAN récemment avec le Premier Ministre. Bafoussam a un statut. C’est une ville transitoire pour relier le Nord-Ouest et même le Sud-Ouest par Lebialem. Et la ville de Bafoussam fait l’objet d’une attention particulière du Gouvernement. Il y a les voiries pour desservir les stades : le stade Omnisport à Kouekong mais également le stade d’entrainement. Il y a également la voirie pour desservir les équipements hospitaliers et hôteliers. La ville de Bafoussam et tous les marchés de la CAN sont déjà signés.

 

E.A : Nous sommes à 10 mois de la CAN…

J.C.M : Ce sont des projets de 8 mois et nous avons pris des dispositions sur très hautes instructions du Chef de l’Etat et sous la coordination du Premier Ministre, de donner les ordres de service provisoires à ces entreprises depuis 3 mois pour que nous n’ayons pas de problèmes de retard. Mais je dois également dire qu’en dehors de ces projets spécifiquement inscrits CAN qui ont un budget spécial, le Chef de l’Etat a ordonné qu’on fasse des travaux de réhabilitation d’urgence dans les 10 régions, pas simplement dans les villes de la CAN. De plus, une somme de 50 milliards a été mise à disposition par le Ministre des Finances et les marchés viennent d’être signés par mes soins, après examen des projets de marchés par le Ministre des Marchés Publics. Autres projets: ceux relevant de la coopération avec la France dits C2D. Bafoussam et Garoua qui abritent la CAN font partie des trois villes qui ont été retenues, la troisième ville étant Bertoua. Les deux premières villes citées ont déjà les marchés des adjudicataires signés. Nous pensons que c’est un problème de calendrier mais nous croyons que ces travaux vont être exécutés largement avant la CAN. Les dispositions sont prises aussi bien par la Présidence de la République à travers le Ministre secrétaire général de la Présidence qui est ordonnateur de la CAN ; qu’au niveau du Ministère des Finances qui est ordonnateur du Fonds Routier. Nous pensons que les entreprises vont travailler sereinement et nous pouvons saisir cette occasion pour remercier les populations qui ont adhéré à ces projets aussi bien à Yaoundé, Douala, Bafoussam, Garoua, Maroua et Bamenda.

E.A: Monsieur le Ministre, un mot sur les travaux sur l’autoroute Yaoundé-Nsimalen, selon une certaine presse, ces travaux sont encore seulement au niveau des terrassements, notamment la section rase campagne

J.C.M: Vous me voyez surpris. Heureusement que vous êtes venus à la source, parce que nous constatons qu’il y a beaucoup d’hommes dits de médias qui ne vont pas à la source. Qui font du fantasme. L’autoroute Yaoundé-Nsimalen a été décidée par le Chef de l’Etat pour plusieurs raisons. La première est que l’Aéroport de Yaoundé Nsimalen est la porte d’entrée pour nos hôtes et visiteurs. Quand nous étions à l’école, on nous apprenait que quand vous allez dans une ville, il y a des facteurs qui vous marquent. Quand vous descendez de l’avion, la première chose c’est l’aéroport. Comment se présente-t-il ? Vous avez déjà, avec cela, une vue du pays.

La deuxième raison, c’est qu’il faudrait que le parcours que vous empruntez pour aller à l’hôtel ou dans la famille qui vous a invité, soit bien présenté.

La troisième chose, quand vous êtes à l’hôtel, depuis votre chambre, vous allez d’abord sur le balcon pour regarder le paysage, in situ, voir comment se comportent les populations de la ville. Vous pouvez ainsi, vous faire une idée.

Ainsi, l’aéroport Yaoundé Nsimalen doit refléter la physionomie de la capitale, c’est pourquoi le Chef de l’Etat a donné l’instruction de la construire. Elle a deux sections : la section rase campagne de 12 kilomètres environ, part de l’échangeur de Nsimalen qui est exécuté à 60% jusqu’à l’échangeur de Nsam qui se trouve au niveau de l’ouvrage surélevé vers les bureaux de la MAGZI avant le siège des agences de voyage. Ça ne parcourt pas le tracé actuel, raison pour laquelle certains Camerounais disent que nous sommes encore en phase de terrassement. Les travaux sont exécutés à près de 87% sur neuf kilomètres. Trois kilomètres restent parce que le décret d’indemnisation n’est pas encore à notre disposition. Mais toutes les dispositions sont prises pour que dès que ces indemnisations sont disponibles, on paie. Je dois également profiter de cette tribune pour dire que les populations ont beaucoup adhéré à ce projet, elles ont compris que c’est un projet de que le Chef de l’Etat a initié pour leur développement. Je dois le dire parce que dans cette zone, contrairement à d’autres, nous n’avons jamais eu de mouvement d’humeur. Les chefs de villages que nous avons rencontrés ont toujours coopéré. Et parfois, nous avons enlevé les cultures et certains ouvrages avant que le paiement arrive. C’est un acte à saluer.

E.A: Quels sont les arguments de campagne que vous allez brandir en faveur du candidat de votre parti le Président Paul BIYA, en tant que Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain, en poste depuis 2011?

J.C.M.: Ce sont des projets visibles; en matière de développement urbain, on ne triche pas. Nous avons abordé un certain nombre de projets qui sont réalisés : les logements sociaux qui se font à Mbanga-Bakoko et Olembé ; mais aussi dans les dix régions, dans les départements

Je voudrais vous signifier qu’en dehors des logements construits par les PME qui ont eu des problèmes de démarrage, nous avons la coopération chinoise qui a permis de réaliser 1520 logements à Sangmélima, Bafoussam, à Limbé, à Bamenda, à Yaoundé et à Douala. Des logements réalisés à 100% et réceptionnés provisoirement, avec eau et électricité ; c’est visible.

Vous avez les projets d’assainissement; les PADY I et II à Yaoundé qui ont coûté près de 100 milliards. Il y a des projets d’assainissement des eaux pluviales à Douala, 109 milliards. Il y a les voiries urbaines dans presque tous les chefs-lieux de départements. Je ne vous citerai pas les travaux réalisés lors des Cinquantenaires de la Réunification, de l’Indépendance et de l’Armée. J’aime à le dire, depuis que le chef de l’Etat nous a fait le très grand honneur de nous mettre à la tête de ce département ministériel, on n’a pas autant investi qu’avant. Les voiries de Buéa, de Limbé, plus de 40 milliards. Les stades, les voies d’accès au stade Omnisports et au stade d’entrainement à Limbé, Buea, Douala ou encore Yaoundé; les voies de contournement, les pénétrantes; ne serait-ce que dans le secteur urbain.

Je ne vous parlerai pas du secteur des infrastructures en général. Les routes interurbaines, celles pour désenclaver les bassins agricoles. Monsieur Emmanuel Atangana, ce sont des milliards, on n’a pas vu ça avant. C’est le Président Paul Biya.

Au niveau de la santé, pendant qu’on fait les logements dans le cadre du PLANUT, à côté on fait des hôpitaux de référence, huit plus précisément. Les logements sociaux ont coûté 40 milliards et je ne pourrais pas vous donner le coût des hôpitaux ; mon collègue de la santé peut le faire. Au niveau scolaire : les créations des écoles, des lycées. Combien de lycées y a-t-il dans chaque arrondissement ? Il n’y a pas de problème pour montrer ce que le Président Paul Biya a fait et que nous sommes enclins à aller présenter aux électeurs leur disant de ne pas être aveugles.

Transcription réalisée par Ruth Ebobisse et Inès Ngono Nyassa (Celcom/MINHDU)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mise à jour le Mercredi, 29 Août 2018 14:27
 

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