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Jean Claude Mbwentchou, Invité Actu de la CRTV RADIO le mardi 31 octobre 2017 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Cellule de la Communication   
Jeudi, 16 Novembre 2017 16:05

minhdu-interview-crtvAprès avoir présidé le lundi 30 octobre 2017 à Olembé, sur le site de construction des logements sociaux chinois, la cérémonie de présentation de la brique H-2H par son inventeur, l’architecte, urbaniste et aménageur du territoire malien Traoré Gaoussou, le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain, Jean Claude Mbwentchou, était le lendemain l’«Invité Actu» de la CRTV RADIO. L’ interview, dont voici l''intégralité, était menée par Nathalie Mvogo.

Nathalie Mvogo: Vous venez d’assister à la fabrication de la brique H-2H. Quelle est sa particularité?

Jean Claude Mbwentchou: Permettez-moi Madame de vous informer que la cérémonie de ce matin est consécutive à la signature d’un protocole d’accord que notre département ministériel a signé en 2012 avec une ONG française ADESA (Association pour le Développement Economique et Social de l’Afrique) pour aider le gouvernement camerounais à résoudre le problème du coût des matériaux locaux. Et à la faveur de ce protocole, M. Eyaan Justin (Président de l’ADESA) a trouvé des voies et moyens pour pouvoir nous aider non seulement sur le plan des matériaux, mais également sur celui de l’écologie du traitement des problèmes énergétiques et il a donc pris langue avec l’inventeur de cette brique H-2H, qui se trouve être l’architecte, urbaniste et aménageur du territoire malien Traoré Gaoussou. Cette brique, qui a reçu beaucoup de prix au niveau de l’Europe et qui a été normalisée Iso présente de nombreux avantages. Nous pouvons par exemple parler du coût. Le coût est d’environ 40% moins que les briques ordinaires. Le volume également est à peu près de 30 à 40% moins.

 

Et quel est le rapport qualité-prix comparé aux autres briques ordinaires que l’on retrouve sur le marché camerounais, à savoir les briques de ciment ou de terre?

Oui, l’autre particularité de ce matériau est qu’il est moins volumineux. Il est creux et on utilise de la terre, et non le mortier en ciment. Et comme je le relevais tantôt, s’il vous arrivait de comparer sur le marché camerounais, les parpaings de 15 par 15 bien vibrés coûtent à peu près 300 à 350 FCFA. Alors que ces briques doivent coûter entre 180 et 200F CFA. Donc nous avons déjà là un avantage sur le prix. En ce qui concerne la qualité technique, ces briques n’ont pas besoin de liants, c'est-à-dire ce qu’on appelle communément les mortiers ou joints, ce qui est un facteur très important sur le plan économique. Également sur le plan de la durabilité, il s’agit des parpaings qui s’imbriquent les uns les autres sans avoir besoin d’une technique spécifique. Nous pouvons également évoquer l’avantage sur le plan d’isolation phonique et thermique parce que comme c’est creux et on peut y mettre de la boue en terre avec de la paille. Et également, nous avons l’avantage que tout artisan peut fabriquer cette brique qui a été normalisée étant donné que l’inventeur nous donne la possibilité de faire des formations des artisans, des ouvriers dans les jours et les mois à venir, pour pouvoir les amener à se familiariser avec cette technique.

Monsieur le Ministre cette brique vient modifier les principes de construction habituels de nos techniciens, de nos manœuvres. Comment se fera donc cette appropriation de la technique de fabrication de la brique H-2H? Ils sont sur le terrain et veulent également proposer à une clientèle de plus en plus importante ces briques. Comment faire?

Comme je vous l’ai dit, c’est une innovation. Mais toute innovation doit être appropriée comme vous l’avez dit. Ces briques ont eu des brevets de l’OAPI (Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle), et de l’OMPI (Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle). Ce qui manque maintenant c’est l’appropriation sur le plan camerounais en passant par l’ANOR (Agence des Normes e de la Qualité) et le Ministère en charge de l’Industrie qui est le ministère qui normalise. Après cette normalisation, ou l’acceptation de cette brique, nous devons donc passer à la phase pratique c'est-à-dire la formation des artisans, des entrepreneurs et des administrations qui devraient prendre langue avec l’inventeur pour que dans les marchés publics, puisque nous devons construire des salles de classe, les hôpitaux... qui doivent devenir moins chers y compris dans le programme gouvernemental de construction des logements sociaux. C’est un élément important qui devrait faire baisser le coût et nous pensons que ça va nous aider à faire de l’habitat économique, puisque le coût sera moindre.

Justement vous embrayez sur un sujet que j’étais sur le point de relever. Comment comptez-vous mettre sur pied la promotion de cette brique-là dans le cadre de la construction des logements sociaux à moindre coût?

Vous savez, le Chef de l’Etat est très soucieux de ce problème de l’habitat décent, de l’habitat au plus grand nombre des Camerounais. Il nous a instruit de nous mettre à la recherche des solutions les plus économiques. C’est pour ça que nous avons pris langue avec l’inventeur de cette brique pour nous approprier cette technique et que ce soit appliqué sur le terrain. Et je vous l’ai dit à l’entame de cet entretien, vous avez demandé quelles sont les avantages en qualité et en prix. Si nous avons une brique qui est moins chère à 40%, vous voyez à l’échelle d’une maison, d’un immeuble, ce que nous pouvons gagner, ce que nous devons également gagner pour faire une cité. Donc c’est très favorable dans le programme que le Chef de l’Etat nous a instruit de mettre sur pied. Nous venons de faire une première partie et nous allons donc souhaiter que les autres partenaires nous fassent des projets en se basant sur ces briques. Et je vous assure que ce ne sera pas seulement 40% d’économie, mais nous pensons que ce sera au-delà. Et ce serait tant mieux pour les Camerounais moyens, pour les promoteurs immobiliers et nous pensons que la formation que nous voulons organiser serait très utile pour la promotion de l’habitat.

Encore une préoccupation Monsieur le Ministre, est ce que vous avez personnellement déjà vu des maisons construites en brique H-2-H?

Nous les avons vues, mais nous ne les avons pas encore visitées. Je vais vous dire que pour faire venir le promoteur ou l’inventeur de cette brique, nous avons envoyé une mission au Mali. C’est à la suite de cette mission que nous avons eu à regarder, et de l’explication de l’inventeur par la suite, ainsi que de la certification de nos partenaires européens, que nous avons fait venir notre interlocuteur. Mais je dois vous dire que nous avons été émerveillés, parce qu’avec ce produit, des logements R+10 ont été construits d’une manière aisée. Ce qui est également important est que ces briques ne sont pas seulement faites d’une manière manuelle. Ça peut également se faire en chaîne, de manière mécanique, avec des pondeuses. Mais c’est également un processus qui doit nous permettre d’utiliser de la main-d’œuvre locale, c'est-à-dire les procédés HIMO (Haute Intensité de Main d’œuvre). C’est important également pour notre pays, qui va créer de l’emploi et de la richesse.

Monsieur le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain, Jean Claude Mbwentchou je vous remercie.

Merci beaucoup et nous comptons vous revoir pour permettre de voir ces maisons et immeubles faits en brique H-2H.

 

Mise à jour le Mardi, 21 Novembre 2017 07:36
 

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